Lexique des sons amplifiés

Afficheur

L’afficheur permet d’avoir connaissance, en temps réel, des valeurs maximales de niveaux sonores sur 15 minutes glissantes, exprimées en dBA et en dBC, auxquelles le public est exposé.

L’appareil dit « afficheur » est généralement positionné près de la console pour permettre aux professionnels du son d’avoir rapidement accès aux niveaux sonores auxquels le public est exposé et ainsi d’ajuster les niveaux sonores émis de manière à respecter les seuils fixés par les textes ou aux valeurs fixées par l’EINS, ce qui le rend difficilement accessible au public. Toutefois, le public doit voir l’information sans avoir à la demander expressément ; c’est pourquoi l’affichage des niveaux sonores clair, significatif (par exemple avec un code couleur vert/orange/rouge), visible par tous, est fortement conseillé.

À titre habituel

Une activité de diffusion de sons amplifiés est susceptible d’être considérée comme habituelle lorsqu’elle présente un caractère répété et une fréquence suffisante :

  • sur une année entière, si la fréquence de diffusion des sons amplifiés est égale ou supérieure à 12 jours calendaires (dates) par an (en considérant 12 mois consécutifs et non une année civile) ;
  • sur une courte période (activités saisonnières), si la fréquence de diffusion est égale ou supérieure à 3 jours calendaires sur 30 jours consécutifs.
Basses fréquences

La fréquence, exprimée en Hertz (Hz, nombre d’oscillations par seconde), correspond au caractère plus ou moins grave ou aigu d’un son. Les basses fréquences sont très présentes dans les musiques dites actuelles. Elles sont perçues dans le voisinage comme des bruits sourds et répétitifs (souvent exprimés comme des « boum-boum »). On divise en général cette gamme de fréquences comme suit (à titre indicatif) :

  • très basses fréquences ou sub-basses de 30 Hz à 63 Hz,
  • fréquences basses de 63 Hz à 250 Hz,
  • fréquences bas-médiums de 250 Hz à 500 Hz.

La particularité des basses fréquences, qui correspondent à des grandes longueurs d’ondes, est qu’elles se propagent très facilement aussi bien à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur (elles se propagent à grande distance). Une autre particularité de ces ondes de basses fréquences est qu’à l’intérieur d’un grand volume, elles peuvent engendrer des modes d’énergie stationnaire qui rendent leur mesurage complexe (grande variation d’intensité selon le lieu).

Voir également la définition de Décibel (C)

Bruit ambiant

Selon la norme NF S 31-010, le bruit ambiant est le bruit total existant dans une situation donnée pendant un intervalle de temps donné. Il est composé de l’ensemble des bruits émis par toutes les sources proches ou éloignées, dont l'éventuel bruit particulier étudié (en l’occurrence le ou les bruits liés à l’activité diffusant des sons amplifiés).

Bruit particulier

Selon la norme NF S 31-010, le bruit particulier est la composante du bruit ambiant qui peut être identifiée spécifiquement et que l’on désire distinguer du bruit ambiant notamment parce qu’il est l’objet d’une étude ou d’une requête. Il s’agit en l’occurrence du ou des bruits liés à l’activité diffusant ou impliquant la diffusion de sons amplifiés.

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Bruit résiduel

Selon la norme NF S 31010, le bruit résiduel est le bruit ambiant en l’absence du ou des bruit(s) particulier(s), objet(s) de l’étude ou de la requête considérée.

bruit residuel

Le bruit résiduel peut être assimilé au « bruit de fond », expression souvent employée pour qualifier tous les bruits perçus autres que le bruit particulier. Ce peut être par exemple, dans un logement, l’ensemble des bruits habituels provenant de l’extérieur et des bruits intérieurs correspondant à l’usage normal des locaux et des équipements.

Voir aussi : Que penser de l’utilisation, dans une EINS, d’indices fractiles pour le mesurage des émergences ?

Bruit rose

Un bruit rose est un bruit normalisé qui possède la même énergie dans les bandes d’octave de 125 à 4000 Hz. Dans le domaine de l’acoustique du bâtiment, on utilise un bruit rose de référence (avec un niveau de 80 dB/octave) qui permet de caractériser facilement les performances d’isolation acoustique en fonction des fréquences.

617 bruit rose p173

D'après ingénierie acoustique

Cardioïde à gradient

Configuration cardioïde consistant à utiliser le hors phase (pour la réjection arrière) en même temps que le délai (sommation à l’avant). La valeur du délai correspond à la distance entre les caissons de basse.

Certificat de compétence professionnelle en gestion sonore

Dans le cadre de leur travail, certains professionnels du spectacle mais aussi de l'industrie phonographique ou de l'audiovisuel, sont particulièrement exposés aux risques dus à une exposition sonore élevée, d'autant que l'évolution des styles musicaux et les progrès technologiques sont à l'origine d'une constante progression des volumes sonores.

La CPNEF-SV en partenariat avec Agi-Son, l’AFDAS et le CMB, ont créé une formation spécifique en 2011 qui permet d'acquérir les connaissances de base en gestion sonore pour se protéger soi-même et les autres : le CCP en gestion sonore dans le spectacle, les manifestations culturelles et événementielles.

 

Objectif général du CCP

Évaluer, prévenir et gérer les risques auditifs auxquels sont exposés les personnels et le public des spectacles, des manifestations culturelles et événementielles, des lieux d’enseignement et de pratiques, que le son soit amplifié ou non amplifié.

 

Compétences visées

Établir un diagnostic des situations à risque relatives à la physique du son et aux volumes sonores, Mesurer l'impact des doses et niveaux sonores sur le fonctionnement, l'usure et les limites de l'appareil auditif, Participer aux actions de prévention et de protection des risques en matière de volumes sonores.

 

Principaux contenus de formation

Les unités de mesure du son et les grandeurs physiques, les règles acoustiques et d'isolation phonique, les outils de mesure sonores pour chaque situation, les seuils de dangerosité et les situations à risque pour les professionnels et le public, l'anatomie et la physiologie de l'oreille, les symptômes traumatiques et lésions, les solutions thérapeutiques, les obligations légales et les responsabilités, les actions de prévention et de protection individuelles et collectives ...

Le CCP s’adresse aux : artistes, techniciens, personnels administratifs du spectacle ou de toute manifestation, formateurs, animateurs, personnels encadrant de répétitions... et toute personne intéressée souhaitant acquérir des connaissances et des compétences dans ce domaine.

Cette formation de deux jours est néanmoins souvent intégrée à des formations plus longues destinées aux directeurs techniques ou encore aux régisseurs plateau ainsi qu’aux formations de formateur de l’association Agi-Son.

Pour en savoir plus

Décibel

L’oreille humaine traite l’information qu’elle reçoit de telle manière que « plus le bruit augmente, physiquement, autrement dit plus le tympan vibre fort, plus la perception physiologique que l’on a, la sensation auditive, augmente lentement ».

L’oreille transforme ainsi des multiplications du bruit en petites additions de la perception auditives (les matheux auront reconnu la fonction logarithmique). C’est pour cette raison que les acousticiens expriment l’intensité de la sensation auditive sous forme d’une échelle de niveau sonore exprimée en décibel (dB). Cette échelle en dB est évidemment liée au phénomène physique qu’est le bruit mais elle traduit la sensation auditive que l’on a de ce phénomène dans notre oreille. Les appareils de mesure du bruit, les sonomètres, sont conçus pour reproduire ce fonctionnement de l’appareil auditif humain et évaluer les niveaux sonores de cette manière, exprimés en décibel.

Décibel (A)

À énergie sonore égale, l’oreille humaine perçoit moins bien les sons graves (basses fréquences) que les aigus. Pour tenir compte de cette caractéristique de l’audition, les acousticiens adaptent le décibel tel qu’il est mesuré par un sonomètre en atténuant les basses fréquences selon une courbe de pondération dite « pondération A », comme le fait l’oreille pour les bruits courants. Le niveau de bruit est alors exprimé en dBA.

Cette unité dBA, qui représente tant bien que mal le niveau sonore global du bruit tel qu’on l’entend, est utilisée presque systématiquement dans la pratique, notamment dans les réglementations sur le bruit. L’acoustique est une des rares sciences physiques qui a adapté ses unités et ses indicateurs à l’humain, au prix d’une certaine complexité pédagogique, tout simplement parce que l’ouïe est un sens, et que c’est cela qui nous intéresse !

 

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Décibel (C)

Le défaut de l’oreille humaine aux basses fréquences, qui donne lieu à l’expression des niveaux perçus en dBA pour les bruits courants, est en réalité variable selon l’intensité du bruit. Ainsi, la pondération introduite par l’oreille aux basses fréquences – telle que transcrite par le dBA pour les bruits d’intensité modérée (les bruits de la vie courante) est d’autant moins marquée que le niveau sonore est fort. Pour les bruits de forte intensité, l’oreille humaine pondère très peu les basses fréquences : l'utilisation du dBC correspond mieux à la perception des bruits de forts niveaux.

L’utilisation de l’unité dBC est ainsi légitime dans le cas des musiques amplifiés lorsque celles-ci sont émises à forte intensité et lorsqu’elles sont chargées en basses fréquences.

 ponderation A et C marco
 
Attention : il ne faut pas confondre le dBC, qui est une unité, avec le niveau de crête Lpc, qui est un indicateur. Le Lpc représente le niveau de la valeur maximale de la pression acoustique instantanée ; il peut être mesuré en dBC. Le Lpc est utile pour caractériser les bruits impulsionnels.
Décroissance sonore

La variation de l'intensité sonore quand on s‘éloigne d’une source sonore est donnée par la formule suivante :

Changement d’intensité = 20 x log (Position de référence / Nouvelle position)

Cela signifie que si la distance double, l'atténuation qui en résulte est de 6 décibels.

Si la distance augmente d’un facteur 10, l’intensité est réduite de 20 dB.

Si la distance augmente d’un facteur 32, l’intensité est réduite de 30 dB.

 

Graphique décroissance sonore

Directivité

La directivité d’un haut-parleur caractérise sa capacité à émettre de manière préférentielle un son dans une direction déterminée. La directivité apparaît quand la taille du haut-parleur devient grande par rapport à la longueur d’onde, ou quand deux haut-parleurs sont associés et s'annulent dans une direction donnée (voir caisson cardioïde).

Pour les basses fréquences, pour lesquelles la longueur d’onde est comprise entre 3 et 6 mètres, c’est l’assemblage de plusieurs haut-parleurs qui crée la directivité, un haut-parleur seul étant naturellement omnidirectionnel (il émet la même énergie dans toute les directions).

Dans les médiums et aigus, fréquences pour lesquelles la longueur d’onde est inférieure à la taille des haut-parleurs, le phénomène est plus facile à maîtriser et c’est la forme et la conception de l’enceinte qui crée la directivité.

Dose de bruit

Les niveaux de bruit auquel nous sommes soumis au cours de la journée sont variables. Pour connaitre la dose de bruit subie, il faut prendre en compte les temps d'exposition aux différents niveaux de bruit.

 

Exemple de durées d'exposition quotidiennes équivalentes :

 Niveau sonore en dBA

 Durée d'exposition 
 80   8 h 
 83  4 h
 86   2 h
  89   1 h
  92  30 min
 95   15 min 
 98  7,5 min

 

Plus les niveaux sonores sont importants plus la durée d’exposition doit se réduire pour limiter les risques auditifs. Ainsi, une exposition à 80 dBA durant 8 heures, est équivalente à une exposition de 4 heures à 83 dBA, ou 2 heures à86 dBA, ou 5 minutes à 100 dBA, etc.

Emergence

L’émergence est la modification temporelle du niveau du bruit ambiant induite par l’apparition ou la disparition d’un bruit particulier. Cette modification porte sur le niveau global ou sur le niveau mesuré dans une bande quelconque de fréquences.

L’émergence représente le caractère plus ou moins audible d’un bruit particulier et est donc souvent reliée à la notion de gêne éventuelle induite par le bruit particulier. C’est l’indicateur déterminant dans plusieurs textes réglementaires, notamment le Code de la Santé publique, pour évaluer une potentialité de gêne sonore.

Emergence globale

L'émergence globale dans un lieu donné est définie par la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit résiduel constitué par l'ensemble des bruits habituels, extérieurs et intérieurs, correspondant à l'occupation normale des locaux et au fonctionnement habituel des équipements, en l'absence du bruit particulier en cause.

emglobale

Emergence spectrale

L'émergence spectrale est définie par la différence entre le niveau de bruit ambiant dans une bande d'octave normalisée, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau de bruit résiduel dans la même bande d'octave, constitué par l'ensemble des bruits habituels, extérieurs et intérieurs, correspondant à l'occupation normale des locaux en l'absence du bruit particulier en cause.

End-fire

Configuration de haut-parleurs consistant à aligner plusieurs sous-ensembles cardioïdes les uns derrières les autres, avec un delay appliqué entre les rangs.


Enregistreur

Le dispositif d’enregistrement prévu par le décret doit permettre de s’assurer que les niveaux de pression acoustique (en dBA et dBC) enregistrés pendant la période de 15 minutes la plus bruyante sont inférieurs ou égaux aux seuils réglementaires ou aux valeurs fixées par l’EINS. Aussi, le microphone de l’appareil enregistreur doit être placé à un endroit représentatif de l’exposition du public sans être déplacé pendant toute la durée de l’activité considérée.

Dans le cas où des enregistrements sont réalisés de façon volontaire bien que cela ne soit pas prescrit par la réglementation, l’enregistreur doit respecter les mêmes conditions que les enregistreurs relevant d’une obligation réglementaire pour que les enregistrements puissent être probants.

À l’instar des sonomètres, il est important de faire contrôler l’enregistreur, régulièrement, par un professionnel indépendant, conformément à l’état de l’art communément admis en la matière. Par analogie avec la vérification réglementaire des sonomètres, le bon rythme consiste à faire contrôler l’appareil tous les deux ans pendant les 10 premières années puis de le faire annuellement. La vérification permet d’obtenir une attestation de la part de l’organisme qui a réalisé le contrôle, document qui pourra être présenté ou fourni aux agents chargés du contrôle des établissements.

Filtre par bande d'octave

Dispositif électronique qui rejette tous les signaux dont la fréquence est à l'extérieur de la bande d'octave choisie pour le filtre.

Focalisation

La focalisation permet d'envoyer les sons vers une direction ce qui a pour conséquence de concentrer les sons dans cette direction.

Fonction de transfert

Le transfert est la différence entre la pression acoustique due au son émis à la console et la pression acoustique qu’il provoque dans la salle.

Fréquence

Il s'agit du nombre de variations par seconde de la pression acoustique. Elle se mesure en HERTZ (Hz). 

Les fréquences se classent en trois catégories : 

  • les infrasons (en dessous de 20 Hz)
  • les fréquences moyennes (de 20 à 20000Hz) et
  • les ultrasons (>20000Hz).
Interférences constructives et destructives

Une interférence est un phénomène de mécanique ondulatoire qui se produit lorsque deux ondes interagissent. Il y a interférence constructive en un point de l'espace si deux ondes sonores y additionnent leur amplitude. Il y a interférence destructive lorsque les deux perturbations se compensent.

interférences constructives et destructives

Dans le cas de l’interférence constructive, les deux ondes à additionner atteignent leurs maximums aux mêmes instants (ou au même endroit). L'onde résultante a une amplitude deux fois plus grande que les ondes de départ. Dans le cas de l’interférence destructive, les maximums de la deuxième onde coïncident avec les minimums de la première onde. Lorsque ces deux signaux sont additionnés, le signal résultant est nul et plat.

LAeq,T – LCeq,T ou niveau sonore équivalent en dB(A) et dB(C)

Le LAeq permet d’intégrer en une seule valeur les 3 dimensions physiques du bruit : l’intensité, la tonalité et la durée, autrement dit la quantité, la qualité et le temps !

Cet indicateur permet de caractériser le risque ou la gêne liés au bruit sur une durée représentative d’une situation donnée, comme la durée d’un concert, la journée de travail, la nuit… Le LAeq est une « dose » de bruit, c’est-à-dire que c’est une combinaison d’une quantité et d’une durée. Le terme de « dose » n’est pas anodin car l’analogie avec le domaine des drogues est pertinente : en effet, le bruit peut donner du plaisir mais il peut aussi produire des effets délétères sur la santé tant par son intensité que par sa durée.

Le niveau continu équivalent est un indice énergétique. Il correspond au niveau sonore fictif qui, maintenu constant pendant la durée de l’observation, véhicule la même énergie sonore que le niveau fluctuant réellement observé.

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Lieux clos

Un lieu clos est un lieu physiquement fermé par des parois et un toit. Un chapiteau est, en ce sens, un lieu clos. Les ouvertures temporaires (de quelques minutes par jour au maximum, par exemple pour laisser entrer et sortir le public), liées aux variations saisonnières du climat ou nécessaires à l’activité (en prévoyant ces configurations dans l’EINS et donc en mettant en œuvre les conditions associées le cas échéant), portes, baies, aérations ou autres, ne lui retirent pas cette qualité.

Voir aussi :  CADRE REGLEMENTAIRE / Quels sont les lieux concernés ? - Qu'est-ce qu'un lieu clos / Qu'est ce qu'un lieu ouvert ?

Lieux ouverts

Tout lieu non clos est considéré comme un lieu ouvert et correspond donc à toutes les manifestations se déroulant à l’extérieur, quelle que soient leur nature (festival, manifestation, cortège, etc.).

Voir aussi :  CADRE REGLEMENTAIRE / Quels sont les lieux concernés ? - Qu'est-ce qu'un lieu clos / Qu'est ce qu'un lieu ouvert ?

Limiteur

Un limiteur est un appareil électronique équipé d’un microphone dont l’installation permet de garantir le non-dépassement des valeurs de réglages prescrites dans l’EINS. En cas d’atteinte du niveau prescrit, le limiteur peut : 

  • soit atténuer le signal audio de la sonorisation (destiné aux discothèques ou bars musicaux)
  • soit couper l’alimentation du système de diffusion (destiné aux salles des fêtes, salles polyvalentes)

Attention : le limiteur doit être réglé aux valeurs déterminées par l’EINS puis scellé par un installateur agréé par le fabricant.

Lpc - Niveau de crête

Le Lpc (ou niveau de crête) représente le niveau de la valeur maximale de la pression acoustique instantanée ; il est souvent exprimé en dBC, puisque le niveau de crête est en général élevé (voir définition dBC ). Le Lpc est notamment utile pour caractériser les bruits impulsionnels.

Multidiffusion

Technique de sonorisation basée sur la multiplication des sources sonores qui permet d’atteindre une bonne couverture de la zone de spatialisation sonore. Les haut-parleurs étant plus proches du public, la multidiffusion permet aussi de réduire de quelques décibels le niveau sonore de diffusion.

Niveau de pression acoustique

Pour simplifier la mesure du niveau de pression acoustique, encore appelé « niveau sonore », les acousticiens ont adopté une échelle logarithmique :

Lp = 20 log (P/Po)

où,

    p = pression acoustique mesurée (en Pascals)

    po = pression acoustique de référence = 2.10-5 Pa

Le niveau de pression acoustique Lp est exprimé en décibels (dB)

On le voit, le décibel n’est pas une unité de mesure absolue, mais une échelle basée sur le rapport entre la pression mesurée et la pression de référence Po.

Exemple :

  • une pression acoustique de 2 Pa entraîne un niveau sonore de :

20 x log (2 / 2 x 10–5) = 100 dB

  • une pression acoustique de 0,02 Pa (soit 100 fois moindre) entraîne un niveau sonore de :

20 x log (0,02 / 2  x 10–5) = 60 dB

Le niveau de pondération utilisé ou la largeur de bande de fréquences d’analyse doit être précisé. Par exemple : niveau de pression acoustique pondéré A, noté LpA, niveau de pression acoustique par bande d’octave, par bande de tiers d’octave...

Puissance acoustique

La puissance acoustique (Lw) est la puissance émise au niveau de la source sonore pour générer les ondes sonores. Avec la directivité, c’est en quelque sorte la signature acoustique de l’équipement. La puissance acoustique est une caractéristique intrinsèque au produit, elle est exprimée en watts (W). Le niveau de puissance acoustique s’exprime en dB.

Processeur de signal numérique (DSP)

Appareil permettant le traitement numérique du signal. Il en existe de plusieurs sortes et ils peuvent extraire les signaux, les filtrer, les diminuer, les augmenter…

Son amplifié

Il s'agit d'un son, qui avant d'être transmis au public, est passé par un dispositif électrique tel qu’un haut-parleur ou des enceintes, intégrés ou non à un autre équipement.

Sonorisation fixe / mobile

L’EINS peut tenir compte, si c’est pertinent, de plusieurs configurations possibles du lieu. Ces cas peuvent se rencontrer par exemple lorsque le matériel de sonorisation n’est pas fixe dans le lieu mais installé avant chaque production de sons amplifiés (ex. salle de concert, salle des fêtes ou salle polyvalente, etc.). Procéder ainsi permet de ne pas modifier l’EINS à chaque nouvel événement.

Voir aussi : CADRE REGLEMENTAIRE / Obligations réglementaires - Posséder une EINS à jour

Spatialisation

Technique de restitution d’un espace sonore sur un relief en trois dimensions donnant l'impression que les sons proviennent de directions différentes.

Subwoofer ou « caisson de basse »

Il s’agit d’un haut-parleur dédié à la diffusion des basses fréquences.